Grossesse et Hypo ou Hyperthyroïdie

1)Le rôle de la glande thyroïde pendant la grossesse
femme enceinte chez son médecin:
-Le fonctionnement de la glande thyroïde reste normal pendant la grossesse, mais les besoins de l’organisme en iode sont plus importants à cause des besoins du fœtus.
-La glande thyroïde du bébé commence à fonctionner entre le deuxième et le troisième mois de gestation. Les hormones thyroïdiennes ainsi produites jouent un rôle dans le développement de son cerveau.
- L’iode et les hormones thyroïdiennes maternelles qui passent à travers le placenta contribuent aussi de façon importante au fonctionnement de la thyroïde du fœtus.
-Pour cette raison, tout dérèglement de cet organe chez la mère doit être dépisté et traité.

-Les troubles de la thyroïde touchent environ 4 % des femmes enceintes, mais la plupart de ces affections sont détectées et traitées efficacement sans présenter de problèmes graves pour la femme ou son bébé.

Certaines femmes sont systématiquement suivies sur le plan thyroïdien pendant leur grossesse :
-celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux de problèmes de la thyroïde ;
-celles qui souffrent d’une maladie auto-immune ;
-celles qui ont précédemment été traités pour une hyperthyroïdie.
-La prise en charge de l'hyperthyroïdie chez la femme enceinte
-En cas d’hyperthyroïdie pendant la grossesse, des complications peuvent survenir : retard de croissance du fœtus, fausse-couche ou accouchement prématuré.
-Le traitement par un antithyroïdien de synthèse (propylthiouracile, PTU) est possible, à la dose minimale pour obtenir un taux normal d’hormones thyroïdiennes dans le sang.
-Pendant toute la grossesse, le fœtus est surveillé par échographie, à la recherche d’un éventuel goitre. Si le nouveau-né présente des signes d’hyperthyroïdie, celle-ci disparaît spontanément en quelques semaines.
    
2)Hypothyroïdie et grossesse
-La prévalence de l'hypothyroïdie chez les femmes en âge de procréer est de l'ordre de 2 %, la cause principale étant la thyroïdite chronique auto immune dont témoigne la présence d'anticorps antiperoxydase.

-Le traitement de l'hyperthyroïdie chez la femme enceinte et qui allaite;
-L'hypothyroïdie est reconnue comme une cause d'hypofertilité. Plusieurs mécanismes sont avancés pour expliquer les dys- ou anovulations rencontrées au cours de l'insuffisance thyroïdienne :
-Le traitement substitutif de l'hypothyroïdie doit être réévalué tout au long de la grossesse, car celle-ci s'accompagne d'une augmentation des besoins en hormones thyroïdiennes. Lorsque l'hypothyroïdie est connue, le taux de TSH doit être contrôlé dès que le diagnostic de grossesse est posé afin d'adapter la posologie de la thyroxine. Des contrôles réguliers (tous les deux mois) permettront ensuite de guider cette adaptation.

-La grossesse n'est pas contre indiquée mais doit faire l'objet d'une surveillance précise .
-L’hypothyroïdie corrigée est compatible avec une grossesse.
-Il ne faut surtout pas arrêter son traitement. et surveiller l’évolution de la TSHus (les besoins en hormone thyroïdienne peuvent augmenter de 50 % lors de la grossesse). Une absence d'ovulation (anovulation), donc une stérilité temporaire, peut résulter d'une hypothyroïdie non traitée.
-Il n'y a pas de contre-indication à la grossesse chez une femme hypothyroïdienne bien suivie.
-Un apport d'hormone thyroïdienne permet d'ailleurs de corriger l'anovulation et corrige ainsi la stérilité.
-Quand la maladie est diagnostiquée au cours de la grossesse, il faut la traiter afin de prévenir les complications maternelles et fœtales : risques de fausse couche, d'hypertension artérielle chez la mère, de rupture placentaire et d'hémorragie lors de l'accouchement.
-Concernant l'allaitement, il n'y a ni contre-indication, ni précaution particulière à prendre et le traitement hormonal doit être poursuivi.
-L’allaitement est habituellement déconseillé en cas de traitement par un antithyroïdien de synthèse, en raison de leur passage dans le lait maternel. Néanmoins, avec une surveillance du nourrisson, l’utilisation du propylthiouracile à faible dose est possible chez la femme qui allaite.


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